La Terre, petite planète, ayant diverses jumelles à travers l’univers. Les voyages, se faisant à la vitesse de la lumière, permettent de réduire le temps en transports. Ce qui est bien pratique pour déplacer un concours, en cas de force majeure.

« – Mesdames, messieurs, le jury déclare officiellement le concours du Sabre Laser ouvert. Suite à l’incident sur la planète Aldorande¹, le concours qui devait avoir lieu il y a quatre ans a du être repoussé. Le confinement de la moitié de la galaxie suite à l’épidémie de gastro-sinusite n'ayant pas aidé, le concours se déroule donc ici, maintenant, sur Terre. »

Le concours du Sabre Laser, célèbre pour ses démonstrations technologiques, est une véritable fête, se déroulant sur une dizaine de jours.
Organisé généralement sur Aldorande, cette dernière, détruite par un mégalomane portant un casque noir doté d’un respirateur cardiaque, fut décalée. Trouver une planète à même de supporter l’événement, les différentes équipes et leurs ingénieurs, ne fut pas une chose aisée. Il fallait qu’elle se situe en zone neutre, relativement éloignée, ne pas être en zone confinée, et facile d’accès via l’hyper espace.
Après plusieurs mois de discussions, la Terre fut choisie, par manque de choix. Éloignée de tout, ne disposant pas de réserve de carburant Supra-Luminique. Bref, une planète sans aucun intérêt à première vue, excepté qu’elle formait les meilleurs ingénieurs de l’univers, concernant les technologies vintages, plus particulièrement techno-punk.

Le concours du Sabre Laser ne porte pas en fait sur le plus beau sabre laser. À la base, c’était un défi lancé par deux fabricants de sabre laser, afin de déterminer lequel aurait les meilleures caractéristiques, basé sur différents critères. La technologie évoluant sans cesse, il n’est pas rare de voir des sabres basés sur des torches halogènes, cryogéniques ou autres gaz et plasma entropiques.

Le défi du découpage, se déroulant le dernier jour est le plus impressionnant à regarder.

« – Cette année, je me demande quel sera le défi du découpage.
– Lors de la dernière édition, c’était une porte en alliage Mithril-Adamantium-Titanium. Là, c’était du défi. C’était un ingénieur de la planète Balamak qui avait réussi à la découper au bout de six heures, non ?
– C’est vrai que ce fut long. Mais j’ai entendu dire que non seulement le jury mais aussi les ingénieurs se sont plaints auprès du comité organisateur, et que cette année, ça serait du gâteau².
– On verra bien. Sachant que dans ce défi, on peut voir des trucs complètement absurdes. Comme ce truc-là, par exemple. »

L’un des membres du jury, discutant avec l’une de ses collègues, désigna un étrange engin de plus de quatre mètres de haut, qui attendait sur une remorque. Une équipe d’ingénieurs à la peau verte³ s’occupait des derniers réglages.

Observant quelques instants d’autres machines alignées les unes derrière les autres, les deux membres du jury reprirent leur discussion.

« – a priori, les équipes ont pensé que ça serait un défi similaire à celui de la dernière fois. Sabre laser démesuré, lance-roquette à tête creuse, chalumeau perceur, taupe piqueuse.
– Si seulement iels savaient.
– Si seulement. En effet. Enfin, nous verrons bien. Il y aura peut-être une surprise. »

À ce moment, une sonnerie retentit, suivi d’une voix annonçant en plusieurs langues le début du défi du découpage.

La cible fut alors révélée.

Et ce fut le chaos.

Les équipes hurlaient.

Les spectateurs huaient les organisateurs.

Les équipes de sécurité furent déployées, et le jury appelait au calme.

Au bout de vingt minutes, une fois le calme revenu, les règles furent édictées.

La règle la plus absurde fut celle-ci : Découper dans le sens de la hauteur, l’un des buildings de trente étages, en moins de cinq minutes.

Face à l’absurdité, le jury proposa de laisser une heure⁴ aux équipes pour adapter leurs appareils, sabres, et machines.

Cette heure fut mise à profit, et les premières équipes s’avancèrent, confiantes.

Pendant les deux heures qui suivirent, on vit défiler divers sabres lasers, des canons, des taupes modifiées griffant dans le sens de la hauteur⁵. Personne ne réussit le défi dans le temps imparti. Peu d’échecs complets, mais la plupart ne parvinrent pas à découper plus de quinze étages.

Enfin vint la dernière machine.

Ne ressemblant à rien de connu, elle était portée par vingt ingénieurs. Douze ingénieurs étaient à la manœuvre. Ressemblant de loin à un drakkar qui aurait mangé une baleine en forme de cougar⁶, et mesurant plus de quatre mètres⁷, ce truc soufflait de la vapeur⁸. Au décompte, l’un des ingénieurs cria un ordre. Tous se tinrent prêt.

Au signal, la machine fut levée, pointant le ciel.

Les spectatrices et les spectateurs retinrent leurs souffle.

Après quelques secondes en équilibre, la machine, maintenue par les manœuvres descendit progressivement, sa pointe formant une flamme fine et élancée de plus de vingt mètres de long, léchant le toit de l’immeuble.

Au bout de dix secondes, le premier étage fut découpé. Le cinquième étage fut atteint au bout de trente secondes.

L’un des ingénieurs ne participant pas à la manœuvre expliqua rapidement.

« – Nous nous sommes basés sur d’anciennes technologies, celle précédant le sabre laser en fait. Nous avons étudié toutes les expérimentations qui furent faites par le passé, et nous sommes repartis sur le principe complètement dépassé du découpeur plasma. »

Cinq étages de plus furent découpés.

« – Imaginez que là, nous n’utilisons même pas un pourcent de la puissance maximale. Des capteurs volumétriques et télémétriques, couplés à des unités processeurs calculent en temps réel la puissance nécessaire pour la découpe. Si le matériau est léger, la puissance sera réduite. Si le matériau est dense, la puissance sera augmentée.
– Regardez ! »

La puissance fut augmentée, le building se faisant découper comme s’il était constitué de beurre.

Soudain, un cri.

« – Trop vite, ça descend trop vite, on ne pourra pas l’arrêter à temps ! »

La flamme lécha le sol.
La machine s’emballa.
Les éléments se fendirent.

Et la terre éclata !



¹ : Aussi appelée Alderaan.
² : The cake is a lie.
³ : Non, ce ne sont pas des gobelins, et non, ce n’est pas non plus une catapulte à vapeur.
⁴ : Pas plus. Sinon, le repas du soir risquerait d’être décalé.
⁵ : La taupe a simplement subi une rotation à 90 degrés, de manière à creuser verticalement et non plus horizontalement.
⁶ : Désolé, c’est vraiment impossible à décrire, ce truc…
⁷ : Le fameux « truc » vu par les deux membres du jury.
⁸ : Ou tout du moins, un truc s’en approchant.

Interview chez Tesla, suite à la présentation de leur nouvelle batterie.
« – Comment vous-sont venue les idées pour ce nouveau format de batterie ?
— Ce fut assez simple en fait. ça remonte juste avant les fêtes de fin d'années. J'étais à la maison, aux WC, et j'ai eu la blague habituelle où il n'y avait plus de papier toilette. J'ai donc retiré le rouleau en carton vide, ai détaché la première feuille du nouveau rouleau, mais au moment de le mettre en place, il m'a échappé des mains et a commencé à se dérouler.
– Euh… c'est quoi le rapport ?
– Attendez la suite, c'est pas fini. Là, je me suis rendu compte que la surface était assez importante, par rapport au tube, et pouvait donc emmagasiner plus d'énergie que les batteries de PC portable¹ qu'on utilisait. Même si on les a fait légèrement évoluer², on était toujours limité au niveau capacité. Bref, la taille de 46 mm de diamètre par 80 mm de long.
– Et donc, vous êtes revenu le lendemain au bureau, avec un rouleau de papier toilette ?
– Ce n'était pas encore la pénurie, donc ça allait. Puis, il y avait le problème du transfert de l'énergie.
– Comment ça ?
– Une fois déroulé, les couches anode-isolant-cathode de la batterie ont une longueur d'environ 80 cm. ou 31,496 pouces si vous préférez. Le problème, c'est que sur une batterie standard, ce n'est pas aussi long, et les électrons n'ont pas à parcourir une longue distance ; c'est de l'ordre de 70-80 mm, 3,2 pouces au maximum. Avec ce nouveau format, les électrons doivent parcourir près de dix fois cette longueur, donc pertes d'énergie, risque d'échauffement, etc.
– Et donc, la résolution du problème, ce fut ces espèces de lamelles que l'on a vu sur la photo. Comment êtes-vous arrivé à cette solution ?
– Bêtement. Le soir même de la découverte avec le papier toilette, j'ai aidé ma femme à faire les paquets cadeau. Autant les livres, ou les formes simples, ça va, autant les bouteilles, c'est trop compliqué. Et quand elle m'a expliqué qu'il suffisait de couper l'extrémité en lamelles, et de les plier sur le fond de la bouteille au fur et à mesure que l'on enroule le papier autour que la solution est apparue. Du coup, les électrons traversent dans le sens de la largeur et non plus dans le sens de la longueur. Ce qui améliore la capacité à stocker et à restituer de l'énergie.
– C'était aussi simple que ça ? Dans ce cas, pourquoi personne ne l'a fait avant ?
– Les batteries, c'est juste un long héritage technologique. Utiliser une petite lamelle à chaque extrémité, ça fonctionne depuis des décennies, il n'y avait aucune raison de changer ce principe de connexion interne. Ce n'est que récemment où les batteries ont énormément évoluées, avec le besoin toujours croissant de puissance et de capacité, avec les téléphones mobiles toujours de plus en plus fin et les voitures électriques devant parcourir des distances de plus en plus longues.
– En effet, si on regarde les voitures électriques d'il y a une vingtaine d'années, il fallait une dizaine d'heure pour avoir 52 miles⁴ d'autonomie. Aujourd'hui, pour les plus grosses batteries, on est plus proche des 380 miles⁵, mais c'est assez rare.
– Oui, le problème essentiel étant le poids des batteries. Plus il y a de cellules, plus il y a de métal, et donc plus de poids. L'intérêt de cellules plus grosses, comme celle qui vient d'être présentée, outre une capacité nettement supérieure et un meilleur contact, c'est que ça utilise beaucoup moins de métal à volume de batterie équivalent⁶, et donc, un poids réduit.
– Merci pour cette interview.
– Ce fut un plaisir.
– Rendez-vous donc sur pour la découvrir, dès mercredi. »

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¹ : des 18650, 18 mm de diamètre, 65 mm de long, de type O (circulaire/bâton).
² : type 2170, 21 mm de diamètre, 70 mm de long.
³ : techniquement, celui que j'ai (alex) mesuré, c'est du 40mm de diamètre par 90 mm de long.
⁴ : environ 82 km.
⁵ : environ 610 km
⁶ : une batterie étant constituée de plusieurs cellules.

Nintendo se lance aussi dans les assistants personnels, pour sa console Switch¹.
Outre la reconnaissance vocale, le nom de l'IA a été dévoilée. Il s'agira de Navi².
La synthèse vocale pour la version japonaise sera bien entendue basée sur la voix de Kaori Mizuhashi³.
Les premiers retours des bêta tests sont cependant décevants. Navi ayant tendance à dire "Hey!" ou "Hey! Listen!" toutes les deux à trois minutes⁴.

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¹ : notez l'absence d'utilisation de Le ou La.
² : du nom de la fée accompagnant Link dans Ocarina of Time (OoT).
³ : qui fut la voix de Navi, dans OoT.
⁴ : par manque de temps, l'IA a été basée sur celle de Navi, dans OoT.

On s’est longtemps demandé comment fonctionnait la poudre que l’on met dans le lave-vaisselle.
En effet, porte fermée, il est impossible d’observer son comportement.

Les publicités présentant des montages complètement absurdes¹, une équipe de chercheurs s’est penché sur la question².

Après avoir bataillé pendant des mois pour débloquer des fonds et obtenir d’un fabricant récalcitrant un lave-vaisselle avec un capot vitré, afin de pouvoir observer sous différents angles, le travail de documentation prit quelques semaines.

Plusieurs marques de produits furent testés, avec et sans produit de rinçage. Des tests de comparaison avec du produit vaisselle ordinaire³ furent également effectués.

Cependant, au vu des résultats et des constatations, confirmées au microscope, les chercheurs se sont demandés s’il fallait les publier. En effet, il y avait de quoi se poser des questions, au point où des groupuscules extrémistes obtus pourraient crier au complot.

* Première constatation : la température n’influe que peu sur les résultats.

* Seconde constatation : moins la vaisselle est sale, plus le produit est efficace.

* Troisième constatation : peu importe la position du bac à poudre, qu’il soit situé en haut ou en bas, l’efficacité n’est pas changée.

* Quatrième constatation, et ce fut celle qui a le plus surpris : chaque grain de poudre est doté de petites cuisses de grenouille, bien musclées, et c’est ça qui permet à la poudre de sauter sur les assiettes.

* Cinquième constatation : si on laisse la poudre trop longtemps dans le bidon ou dans la boîte, la poudre tente de s’enfuir en faisant des bonds à l’intérieur⁴.

* Sixième constatation : le produit vaisselle ne bondissant pas, les assiettes ressortent sales.

Devant toutes ces constatations, une vague d’appels fut émis vers tous les fabricants de lave-vaisselle, en exigeant de garder secret ces observations et en imposant des capots devant rester opaques⁶, et ce, en toute circonstance.

En bref, une petite improvisée, sur une idée de @Troll


¹ : Avec la poudre truc, c’est le big-bang qui se déchaîne sur les tâches. Avec la poudre machin, c’est la Bérézina de la saleté.
² : Et non LA question, celle où la réponse communément admise est 42.
³ : Pour la vaisselle faite à la main, ou avec le petit appareil où on oublie (Bob) l’éponge.
⁴ : Une étude permettant de déterminer si un grand stock de produit de lavage stocké à l’abandon dans un hangar peut provoquer des séismes⁵ n’a pas encore été planifiée.
⁵ : Hypothèse formulée mais n’étant pas encore vérifiée. Quoique…
⁶ : C’est ça qui porte le nom de boîte noire. Tout étant fermé, ce qui se trouve à l’intérieur ne voit rien, et est donc plongé dans le noir. D’où le nom.

Les fournisseurs de CDN, liés aux GAFAM se sont mis d'accord.

Reprenant le modèle économique de Google par rapport à Maps, qui fut appliqué avec succès sur le service Google Fonts au début de l'année ; désormais, le chargement des ressources js, npm et nuget sont désormais facturés, d'abord une somme modique de l'ordre de quelques centaines d'euros¹ pour les 1 000 requêtes, puis par tranche de 1 000€ pour chaque 5 000 requêtes supplémentaires.

Pensez-vous que les devs js ont changé de mentalité et ont fini par héberger eux-même les ressources ? Bien sûr que non. Vaut mieux payer que s'embêter à gérer soi-même ses propres ressources.

? Vous êtes sûr·e ?

Cet après-midi, un MVNO¹ a lancé deux nouvelles offres. Ayant constaté la fuite en avant des forfaits mobiles illimités de plus en plus illimités, cet opérateur a lancé ses offres à contre-courant.

Less is More² fut le nom de code lorsque tout cela était encore au stade de projet. Cependant, le Brexit étant passé par là, l'utilisation d'une expression anglaise pouvant être mal-vue en France, c'est désormais l'éthique, le vert³.

Au lieu d'utiliser des ondes radio fabriquées à la chaîne, cet opérateur proposera des ondes radio fabriquées à la main, dans des ateliers certifiés et éco-responsables, afin de limiter les rebuts. Pareil pour le spectre, qui sera limité pour ne pas le gaspiller.

Les offres sont simples et claires :

* L'offre de base, qui comprend 45 minutes d'appels, 45 SMS, pas de MMS ni d'Internet, pour 15€ par mois, sans engagement.

* L'offre avancée, qui comprend 3 heures d'appels, 300 SMS et 500 Mo d'Internet⁴, pour 50€ par mois, sans engagement, ou 45€ par mois, engagement de 12 mois.

Ces forfaits sont conçus pour les personnes responsables, et voulant limiter au maximum la surconsommation à outrance, ou n'ayant pas de gros besoins en données et appels.

Les membres du Conseil national du Numérique ont bien entendu applaudi à la fin de cette annonce, puisque respectant leur demande de limiter l'empreinte environnementale causée par le numérique. Quelques sénateurs ont également applaudi.

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¹ : Opérateur téléphonique n'ayant pas de réseau propre, mais ayant des accords commerciaux pour utiliser les réseaux existants.
² : Moins, c'est Plus.
³ : Green… youtube.com/watch?v=B0bKFghuIF
⁴ : bloqué au delà, pour ne pas gaspiller les ressources.

– Dis donc, tu es vraiment expert dans la conception de labyrinthes végétaux.
– C'est de famille. Mon père a créé ceux des parcs Disney. Mon arrière grand-père en a aussi créé pour des jardins éphémères. Parmi mes ancêtres, il y en a aussi qui se sont faits remarquer. On raconte même dans la famille que l'un de nos anciens aurait créé le célèbre donjon en Perse ancienne, avec plein de passages secrets pour les gardes, et que seul un prince a pu s'en échapper, mais selon mon grand-père, c'était en une heure et selon ma grand-mère, c'était en deux heures. Cela ne nous surprendrait même pas que l'on soit des descendants de Dédale…
– Tu te fous de moi ?
– Mais bien sûr que oui. J'ai fait mes études en maison familiale rurale, puis des études d'ingénieur en horticulture, suivi de compagnonnage pour évoluer en paysagiste. Et comme les labyrinthes m'ont toujours fasciné, c'est devenu l'un de mes principaux secteurs d'activité.

Produits d'avenir :

* eau sèche ;
* beurre sans matière grasse ;
* lait sans lactose ;
* huile de palme sans huile.

Comment créer sa propre bulle du silence…

Matériel requis : une chaîne hi-fi dotée d'une platine vinyle et un CD vierge.

Poser le cd vierge, face vierge vers le haut.

Positionner la platine vinyle sur 33 tours, sens anti-horaire (très important).

Poser la tête de lecture de la platine sur la partie du CD la plus au centre possible, sur la partie réfléchissante et lancer la lecture.

Le fait que la platine tourne à l'envers fera en sorte que le disque sera lu du bord intérieur vers le bord extérieur.

Dès que la lecture commence, monter le volume, jusqu'à ce que les anti-son absorbent les sons environnants. La durée maximale étant de 74 minutes, il faudra recommencer la lecture depuis le début.

En mettant sur 78 tours, toujours à l'envers, cela n'absorbera plus les sons, mais les ondes radio, allant de la CB, radio FM, TV, téléphones, wifi et 5G comprise. Cependant, la durée sera nettement plus courte.

À noter : il est possible d'utiliser les deux à la fois avec deux chaînes hifi, l'une étant bien à 33 tours, l'autre à 78 tours.

À noter aussi : sur 45 tours, ça ne bloque que les discours politiques.

À noter également : si vous entendez un message subliminal, c'est que vous vous êtes trompés et avez placé un disque vinyle et non un CD vierge.

En mettant la corbeille dans la corbeille, j'ai provoqué une distorsion de la réalité. Ça l'a tellement distordu que ça a créé un trou noir.
Heureusement que je peux piloter mon four à micro-ondes à la voix, et armé de mon téléphone mobile et de son kit piéton, je peux faire un saut temporel de quelques minutes pour revenir en arrière et m'interdire de faire ce truc stupide.
Bon, maintenant que c'est fait, il faut que je trouve un usage des deux corbeilles... Je pense que je vais en utiliser une pour collecter les trois coquillages après usage. L'autre servira d'antenne 5 pour me protéger des chemtrails et du covid.

Et là, il faut que je trouve une idée pour le ; mais rien ne me vient à l'esprit.

Savez-vous pourquoi on a appelé sata et renommé ide en pata ?

C'est juste à cause d'une faute de frappe lors de la rédaction des spécifications de la nouvelle norme de transmission de données devant succéder à ide pour les périphériques de stockage.

Le nom temporaire devait commencer par data, mais lors de la saisie, au lieu de taper D, c'est S qui fut frappé (regardez votre clavier, vous comprendrez).

Le nom Sata semblant bien et facile à retenir, il fut gardé. Puis, la lettre S servant aussi à Serial, l'acronyme Serial ATA fut proposé (et adopté). Et comme le bus IDE est un bus avec une transmission des données en parallèle, l'acronyme Pata (Parallel ATA) fut également adopté.

Différence entre nord et sud :
Pain au chocolat = chocolatine
Banania = banatine
Croissant au chocolat = croissantine
Céréales au chocolat = céréatines
50 centimes = 50 centines
Glace au chocolat = glaçatine

𝘓𝘢 𝘵𝘦𝘳𝘳𝘦 𝘦𝘴𝘵 𝘶𝘯𝘦 𝘱𝘭𝘢𝘯𝘦̀𝘵𝘦 𝘯𝘶𝘮𝘦́𝘳𝘪𝘲𝘶𝘦, 𝘰𝘶̀ 𝘭𝘦𝘴 𝘪𝘯𝘧𝘰𝘳𝘮𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘤𝘪𝘳𝘤𝘶𝘭𝘦𝘯𝘵 𝘵𝘳𝘦̀𝘴 𝘷𝘪𝘵𝘦. 𝘌𝘯 𝘦𝘧𝘧𝘦𝘤𝘵𝘶𝘢𝘯𝘵 𝘤𝘦𝘳𝘵𝘢𝘪𝘯𝘦𝘴 𝘮𝘢𝘯𝘪𝘱𝘴, 𝘰𝘯 𝘱𝘦𝘶𝘵 𝘤𝘰𝘮𝘮𝘦𝘵𝘵𝘳𝘦 𝘥𝘦𝘴 𝘦𝘳𝘳𝘦𝘶𝘳𝘴. 𝘊𝘦𝘱𝘦𝘯𝘥𝘢𝘯𝘵, 𝘱𝘢𝘴 𝘥𝘦 𝘱𝘢𝘯𝘪𝘲𝘶𝘦, 𝘰𝘯 𝘱𝘦𝘶𝘵, 𝘢̀ 𝘵𝘰𝘶𝘵𝘦 𝘩𝘦𝘶𝘳𝘦, 𝘳𝘦𝘷𝘦𝘯𝘪𝘳 𝘦𝘯 𝘢𝘳𝘳𝘪𝘦̀𝘳𝘦. 𝘘𝘶𝘦 𝘴𝘦 𝘱𝘢𝘴𝘴𝘦𝘳𝘢𝘪𝘵-𝘪𝘭 𝘴𝘪 𝘭𝘦 𝘳𝘢𝘤𝘤𝘰𝘶𝘳𝘤𝘪 𝘤𝘭𝘢𝘷𝘪𝘦𝘳, 𝘶𝘵𝘪𝘭𝘪𝘴𝘦́ 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘦 𝘮𝘰𝘯𝘥𝘦 𝘯𝘶𝘮𝘦́𝘳𝘪𝘲𝘶𝘦, 𝘱𝘰𝘶𝘷𝘢𝘪𝘵 𝘢𝘨𝘪𝘳 𝘴𝘶𝘳 𝘭𝘦 𝘮𝘰𝘯𝘥𝘦 𝘱𝘩𝘺𝘴𝘪𝘲𝘶𝘦 ?

La terre est une planète numérique, où les informations circulent très vite. En effectuant certaines manips, on peut commettre des erreurs. Cependant, pas de panique, on peut, à toute heure, revenir en arrière. Que se passerait-il si le raccourci clavier, utilisé dans le monde numérique, pouvait agir sur le monde physique ?

« — Descendons et allons sur le parking. Dites, c'est votre voiture, n'est-ce pas ?
— Oui, tout à fait. Mais qu'est-ce que vous faites avec ce marteau ? NON ! »

*Son d'un marteau cognant contre un grand truc métallique avec des reflets échotés de verre¹.*

« — Ah, bravo, maintenant, il y a une grosse bosse sur la carosserie, vous-êtes content hein ? Avouez-le.
— Pas de panique. Grâce à Contrôle ZēD, un petit appui, et hop ! Plus de bosse. »

*Son d'une touche enfoncée.*
*Son de baguette magique.*

« — Magique !
— Et on peut même revenir à l'étape d'avant. Et encore celle d'avant. Tenez, regardez cette épave.
— Nan mais dites-donc. Cette Uno est peut être vieille, mais là, c'est de la diffamation. »

*Plein de sons de touche enfoncée et de sabre laser².*

« — Plusieurs appuis sur Contrôle ZēD, et la revoilà comme neuve.
— C'est vraiment magique. On peut vraiment tout annuler ? Même la pollution ? Le réchauffement climatique ?
— C'est peut-être un objet semblant magique³ mais ce n'est pas une source de miracles. »

Prenant l'objet, un grand sourire aux lèvres.

« — Passez moi ça, je voudrais essayer. Est-ce qu'il y a une limite au nombre d'annulations ? Est-ce qu'il y a un bouton “Refaire” ou “Annuler l'annulation“ au cas où on aurait appuyé une fois de trop sur le Contrôle ZēD ?
— Non, pas de limite. Et pour le Contrôle I Grēc, on y réfléchit encore. Ce n'est pas aussi simple que cela puisse paraître.
— J'essaie. Si je fais un appui et que, oups. »

Le Contrôle ZēD tomba sur le sol, bouton en premier.

Le sol trembla.

« — Malheureux, vous êtes en train d'annuler »

Et La Terre Éclata !

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¹ : *Bam !*
² : Il faut bien varier un peu
³ : “Any sufficiently advanced technology is indistinguishable from magic.” Arthur C. Clarke, "Profiles of The Future", 1961 (Clarke's third law).

La période février-avril est assez particulière. La météo, n'ayant pas accès au calendrier grégorien, ne sait pas dans quelle saison elle se trouve. Et dans le doute, elle alterne entre pluie brève, neige, grêle et beau temps. Les petits bipèdes ont nommé ces moments de pluies « giboulées ».

— Achetez ! Achetez ! C'est pas cher ! Tout est à vendre. Tout doit disparaître.
— Qu'avez-vous à vendre ?
— Retraites, aéroports, sécurité sociale, FDJ, rail, et tout un tas d'autres trucs.
— Vous êtes conscient que vous vendez des trucs qui ne vous appartiennent pas.
— Vous croyez que c'était différent quand j'étais banquier d'affaires ?

?

Dans le grand cirque de la vie, tout s'achèvera quand le clown recevra la tarte à la crème dans la figure.

« — Michaël, tu en es où dans l’écriture des scénarios pour la prochaine saison de Et La Terre Éclata ?
— Ben en fait, tous les épisodes étaient écrits, mais ils ont été éparpillés par petits bouts, façon puzzle quand la terre a éclaté.
— Elle a éclaté comment cette fois-ci ?
— Bêtement, François, vraiment bêtement. Il faudra demander à Alex, qui en sait plus à ce sujet. »

𝘓𝘢 𝘵𝘦𝘳𝘳𝘦, 𝘱𝘦𝘵𝘪𝘵𝘦 𝘱𝘭𝘢𝘯𝘦̀𝘵𝘦 𝘴𝘱𝘩𝘦́𝘳𝘰𝘪̈𝘥𝘦, 𝘤𝘰𝘶𝘷𝘦𝘳𝘵𝘦 𝘥𝘦 𝘵𝘰𝘯𝘴 𝘷𝘦𝘳𝘵𝘴 𝘦𝘵 𝘣𝘭𝘦𝘶, 𝘴𝘦 𝘥𝘦́𝘱𝘭𝘢𝘤𝘦 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭’𝘶𝘯𝘪𝘷𝘦𝘳𝘴. 𝘓𝘦𝘴 𝘩𝘢𝘣𝘪𝘵𝘢𝘯𝘵𝘴 𝘥𝘦 𝘤𝘦𝘵𝘵𝘦 𝘱𝘦𝘵𝘪𝘵𝘦 𝘱𝘭𝘢𝘯𝘦̀𝘵𝘦, 𝘱𝘦𝘵𝘪𝘵𝘴 𝘣𝘪𝘱𝘦̀𝘥𝘦𝘴, 𝘴𝘰𝘯𝘵 𝘱𝘢𝘴𝘴𝘪𝘰𝘯𝘯𝘦́𝘴 𝘥𝘦 𝘱𝘦𝘵𝘪𝘵𝘦𝘴 𝘴𝘱𝘩𝘦̀𝘳𝘦𝘴. 𝘚𝘱𝘩𝘦̀𝘳𝘦𝘴, 𝘥𝘦 𝘥𝘪𝘧𝘧𝘦́𝘳𝘦𝘯𝘵𝘦𝘴 𝘵𝘢𝘪𝘭𝘭𝘦𝘴, 𝘶𝘵𝘪𝘭𝘪𝘴𝘦́𝘦𝘴 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘥𝘪𝘧𝘧𝘦́𝘳𝘦𝘯𝘵𝘴 𝘥𝘰𝘮𝘢𝘪𝘯𝘦𝘴, 𝘥𝘰𝘯𝘵 𝘥𝘦𝘴 𝘢𝘤𝘵𝘪𝘷𝘪𝘵𝘦́𝘴 𝘢𝘱𝘱𝘦𝘭𝘦́𝘦𝘴 𝘴𝘱𝘰𝘳𝘵𝘪𝘷𝘦𝘴. 𝘊𝘦𝘱𝘦𝘯𝘥𝘢𝘯𝘵, 𝘶𝘯𝘦 𝘱𝘦𝘵𝘪𝘵𝘦 𝘴𝘱𝘩𝘦̀𝘳𝘦 𝘴𝘦𝘮𝘣𝘭𝘢𝘪𝘵 𝘥𝘪𝘧𝘧𝘦́𝘳𝘦𝘯𝘵𝘦 𝘥𝘦𝘴 𝘢𝘶𝘵𝘳𝘦𝘴.

Club de football, mercredi en début d’après-midi.

« — C’est bon pour l’échauffement. Après les étirements, prenez les ballons et groupez-vous par deux. Faites une série de passes pendant dix minutes.
— Coach ! Pourquoi ne pas nous apprendre des techniques ? Ça fait cinq semaines d’affilée qu’on ne fait que des trucs de base.
— Bases que vous ne maîtrisez pas. Tant que la balle n’est pas maîtrisée, tant qu’elle ne part pas dans la direction désirée, cela ne sert à rien d’apprendre autre chose. On pourra varier un peu les exercices dans l’après-midi. »

Avec divers grognements et râlements, les gamins suivirent néanmoins les consignes.
« — Coach ! Il y a un problème avec ce ballon. Il rebondit mal.
— Montre-moi. »

Prenant le ballon, l’entraîneur s’aperçut qu’il était légèrement dégonflé.

« — Oh, c’est rien, ça. Un instant. »

Revenant quelques secondes plus tard avec une pompe à pied, il expliqua.

« — Ça perd de l’air régulièrement, il faut juste penser à les regonfler. »

Tournant le ballon dans tous les sens

« — Normalement, la pression pour le gonflage doit être marquée à côté de la valve. Ah, voilà. 0,3 bar. »

Prenant la pipette à huile.

« — Toujours huiler avant d’insérer l’aiguille, sinon ça risque d’endommager la valve. »

Après avoir versé une goutte d’huile au niveau de la valve, puis inséré l’aiguille, l’entraîneur lut la valeur affichée par le manomètre.

« — En effet, 0,1 bar. Bon, on va regonfler. »

Avec la pompe, il regonfla le ballon, en dépassant très légèrement la valeur indiquée.

« — Je dépasse toujours un peu, pour tenir compte de l’air qui va s’échapper quand je retirerai l’aiguille. »

Après avoir retiré l’aiguille et essuyé le ballon pour retirer les traces d’huile, il redonna le ballon. Tout cela n’avait pris que deux minutes.

« — Coach, il se passe quoi si on dépasse 0,3 bar ?

— Le ballon éclate, mais il faut vraiment y aller au niveau pression. La valeur indiquée, c’est pour pouvoir jouer convenablement. Si on dépasse, le ballon est trop dur et rend le jeu plus difficile et fatigue plus rapidement. Sans compter les douleurs au niveau des pieds, cheville et jambes. »

L’entraînement continua.

Dans l’espace, le Gonfleur Stellaire faisait le tour des planètes. Cette entité se promenait parmi les systèmes solaires, étant assigné à une galaxie en particulier. Les planètes nécessitaient peu d’entretien. Un peu de graisse de mammouth pour la rotation, un petit regonflage tous les cinquante mille ans. Ce qui s’appelait alors la révision des cinquante-mille.
Après avoir constaté que Jupiter et Mars étaient en bon état, l’entité s’approcha de la terre. Constatant sa forme patatoïde, il décida de s’en occuper.

« — Et bien, elle est devenue vachement poussiéreuse celle-là. Je ne sais pas qui s’occupe de l’entretien, mais il faudra que je lui dise qu’une fois le chiffon passé, il ne faut pas le secouer autour de la planète, sinon la poussière gravite tout autour. »

Maugréant le chargé d’entretien, le Gonfleur Stellaire tourna tout autour.

« — Pas moyen de retrouver la valve. Ah, voilà un trou. Bizarre, il n’est pas à la place habituelle. Et bien entendu, aucune indication pour la pression. Je suppose que c’est la pression habituelle. »

Une fois le compresseur portatif mis en route, il commença le gonflage. Soudain, son téléphone vibra.

« — Allô ? Ah, c’est vous le chargé d’entretien ? Ça tombe bien. »

Ne prêtant plus attention au manomètre, l’entité sortit un petit carnet et un crayon.

« Non, je suis en retard au niveau du planning. Comment ? Grâce à vous pardi. Vous n’imaginez pas le temps que vous me faites perdre. Tenez, là, la planète que je suis en train de regonfler, vous n’avez même pas idée de la quantité de poussière qu’il y a tout autour. Comment ça, vous n’êtes pas venu dans cette zone depuis deux mille ans ? Et la poussière, elle vient d’où alors ? »

S’énervant au téléphone, le Gonfleur Stellaire ne vit pas l’aiguille du manomètre dépasser la zone rouge.

Et La Terre Éclata.

Après les pizza pré-découpées, le pain pré-tranché, les papiers peints pré-encollés, les maisons pré-hantées, voici maintenant les tartines pré-beurrées.
Lancé discrètement par un boulanger-pâtissier breton, avec un choix varié au niveau beurre, salé, sel et demi-sel, il réfléchira sur la possibilité de commercialiser une version avec du beurre non salé. Mais d'après ses propos, c'est pas pour maintenant.
Bref, si vous voulez gagner du temps le matin, sans vous énerver parce que le couteau à beurre a encore disparu dans le tiroir à couverts, vous savez ce qu'il vous reste à faire :)

On a longtemps cru que le brame était le cri du cerf. Cependant, les biologistes ont pu observer secrètement ce grand cervidé, et ont constaté que le cri venait en fait d'une ponceuse, utilisée par un cerf.
En constatant ceci, une expérience fut faite, un coup en étant visible aux cerfs, un coup non. Quand les biologistes sont visibles, les cerfs font mine de crier et cachent celui qui ponce. Quand les biologistes ne sont pas visible, les cerfs ne font pas semblant de crier et ne protègent pas celui qui ponce.

En conclusion, le brame n'est pas le cri du cerf, mais est juste le bruit d'une ponceuse.

Déplier

@chibi[N]ah🇫🇷✅ recommande :

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