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Je ne passe pas mon temps Ă  faire Ă©clater la terreÂč. Parfois, j'envoie des chaises dans l'espaceÂČ đŸ˜ƒ

Âč : 
ÂČ : 

Ça serait marrant de faire un Et La Terre Éclata avec ça d'ailleurs 😄

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La terre, 3e planĂšte du systĂšme solaire. Petite planĂšte, surpeuplĂ©e par de petits appareils demandant Ă  ĂȘtre mis Ă  jour rĂ©guliĂšrement. Un certain crĂ©ateur de logiciel proposa l’idĂ©e de faire les mises Ă  jour une fois par mois, un jour particulier. Ce crĂ©ateur Ă©tait-il inspirĂ© de ce qui existait dĂ©jĂ  et qui Ă©tait effectuĂ© rĂ©guliĂšrement ? Nul ne le saura.

« — Cette fois, c’est terminĂ©. »
Alex, une fois le dernier appareil mis à jour, fut satisfaite. Elle effectuait cette opération réguliÚrement, les différents appareils exigeaient une maintenance mensuelle afin de rester opérationnels.
« — Le dernier truc Ă  mettre Ă  jour, c’est la Terre. Vaste affaire. Heureusement que ce n’est pas mon tour cette fois-ci. »
Satisfaite, cette opĂ©ratrice s’en alla dormir.
Son coĂ©quipier, habituĂ©, devait s’occuper de la mise Ă  jour. La Terre nĂ©cessitait en effet des mises Ă  jour rĂ©guliĂšre, non pas pour rĂ©gler correctement les saisons, ça, c’est GaĂŻa qui s’en occupait, mais plutĂŽt pour corriger de petites trajectoiresÂč, ajouter la vitesse de rotation, contrĂŽler la force de Coriolis, et deux trois autres trucs du mĂȘme genre.
Jean arriva en avance, regarda ses Ă©crans de contrĂŽle, et sorti le cahier rĂ©glementaire d’opĂ©ration de maintenance. Tout devait y ĂȘtre consignĂ©. Constatant qu’il ne restait qu’une demi-page vide Ă  la fin du cahier, il prit un nouveau cahier, nota la rĂ©fĂ©rence de l’ancien Ă  l’emplacement prĂ©vu sur le nouveau, barra la demi-page vide de l’ancien, et nota la rĂ©fĂ©rence du nouveau cahier sur l’ancien cahier. Cet acte, semblant rĂ©barbatif au premier abord, Ă©tait une exigence de la personne ayant fiabilisĂ© toutes les opĂ©rations. Cela permettait d’avoir une traçabilitĂ©, certes, imparfaite, mais nettement plus fiable que de simples rapports oraux ou tenant sur une feuille volante.
Reprenant l’ancien cahier, Jean relu les derniĂšres pages, afin de s’informer d’éventuels problĂšmes s’étant dĂ©roulĂ©s ces derniers mois. 𝘱 đ˜±đ˜łđ˜Ș𝘰𝘳đ˜Ș, rien d’anormal.
Soudain, il se rappela.
« — Au fait, c’est pas aujourd’hui que le nouvel employĂ© devrait arriver ? »
Pris d’un doute, il se rendit au secrĂ©tariat. En posant la question Ă  Monique, Jean eut la confirmation.
« — Dominique vient d’arriver. Il vient de recevoir son badge Ă  l’accueil.
— TrĂšs bien, je vais aller le chercher, j’ai peur qu’il ne se perde dans ce dĂ©dale de couloirs si jamais il se dĂ©plaçait seul. »
Jean se rappela de son arrivĂ©e, du nombre de fois oĂč il se perdit dans ce labyrinthe, et il espĂ©rait Ă  chaque fois de ne pas se retrouver face Ă  un minotaure. Heureusement que ce n’était pas un labyrinthe en rhizomeÂČ.
Quelques minutes plus tard, Jean retrouva Dominique. Il n’avait pas bougĂ© de l’accueil. L’hĂŽtesse lui ayant dĂ©conseillĂ© de sortir de la piĂšce.
« — Bonjour Dominique. PrĂȘt pour cette journĂ©e ?
— Bonjour Jean. Alex n’est pas là aujourd’hui ?
— Non, elle vient de finir sa journĂ©e. Elle est en repos jusqu’à la semaine prochaine.
— D’accord.
— Vous connaissez les lieux ?
— Oui, je fus accompagnĂ© par deux personnes, dont j’ai malheureusement oubliĂ© les noms. Je pense avoir retenu l’essentiel, comme la salle de contrĂŽle, le secrĂ©tariat, l’accueil, la salle de repos, les toilettes et oĂč se trouvait la machine Ă  cafĂ©Âł.
— Parfait alors. »
Discutant de choses et d’autres, les deux techniciens arrivĂšrent devant la lourde porte blindĂ©e. DerriĂšre cette porte, se trouvait la salle de contrĂŽle, dont l’accĂšs Ă©tait non seulement rĂ©glementĂ©, mais Ă©galement protĂ©gĂ©.
Une fois entrĂ©s, Dominique remarqua un poster Ă©trange accrochĂ© au mur. Il s’en approcha.
« — Ça, c’est un arbre de Porphyre. Dessus est dĂ©taillĂ© toutes les opĂ©rations de maintenance pouvant ĂȘtre faites. Certes, la reprĂ©sentation peut paraĂźtre bizarre pour quelqu’un habituĂ© Ă  un diagramme d’activitĂ© ou Ă  un arbre binaire, mais on s’y fait vite. » Une fois l’explication donnĂ©e, Jean s’éloigna. Dominique le rejoignit peu aprĂšs.
« — Savez-vous ce que nous effectuons ici, Dominique ?
— Vaguement. On m’a expliquĂ© lors du recrutement et lors de la visite, dans cette piĂšce, on effectue les diffĂ©rents ajustements de la trajectoire terrestre.
— C’est un bon rĂ©sumĂ©. Il y a d’autres ajustements et vĂ©rifications qui sont Ă©galement faites. Vous avez une formation de gĂ©ologue, je crois.
— Oui. J’ai effectuĂ© un changement de branche, parce que la mĂ©canique quantique et tout le bagage technique pour ĂȘtre physicien me dĂ©passait complĂštement. J’ai toutefois validĂ© ma premiĂšre annĂ©e.
— Donc, ça devrait aller pour les bases. Avez-vous des connaissances en informatique ?
— J’étais le prĂ©sident du club info Ă  la fac. MĂȘme si je n’étais pas le meilleur, je me dĂ©brouille pas trop mal.
— OK. On peut donc commencer. »
Sur ces mots, Jean avança vers le pupitre, quand soudain, son pied percuta quelque chose. Une petite boüte noire effectua un petit vol d’une cinquantaine de centimùtres.
« — Le contrĂŽleur est encore tombé ? Combien de fois faudra-t-il le signaler Ă  l’équipe de maintenance que la patte de maintien en plastique est trop fragile et qu’à chaque secousse tellurique⁎, le boĂźtier tombe. »
Se baissant, Dominique constata en effet les pattes cassées.
« — Pourquoi ne pas l’avoir fixĂ© sur un rail mĂ©tallique ?
— Ça, ça a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© suggĂ©rĂ©, mais on nous a dit que ça pouvait provoquer des parasites. »
Jean reprit le cahier rĂ©glementaire d’opĂ©ration de maintenance.
Dominique lut ce que Jean Ă©crivait.
« — ProblĂšme rencontré : boĂźtier de contrĂŽle encore au sol. DĂ©pannage accidentel via la mĂ©thode de hypoaristerolactothĂ©rapie. »
Face au regard interrogateur de Dominique, Jean répondit :
« — Ne faites pas attention Ă  ça, les techniciens comprendront.
— Si vous le dites. Du coup, est-ce qu’il faut rebrancher ce boĂźtier ? Parce que lĂ , les fils pendent. »
Avant que Jean ne se baissùt, Dominique avait déjà pris le boßtier en main et se glissa sous le bureau.
« — C’est plutĂŽt sombre lĂ -dessous, mais ça devrait aller. LĂ , c’est bon, c’est rebranchĂ©. »
Regardant les voyants, Jean constata que l’un d’entre eux Ă©tait rouge.
« — Non, il y en a deux d’inversĂ©s. Ah, lĂ  c’est bon, ne touchez plus Ă  rien. »
Se relevant, Dominique vit Ă©galement que tous les voyants Ă©taient au vert.
« — Cela permet d’éviter tout problĂšme. À la moindre anomalie, tout doit ĂȘtre interrompu et le plan d’annulation doit ĂȘtre suivi, afin d’éviter toute catastrophe. »
Jean, posant ses mains sur le clavier, regarda l’écran de contrĂŽle. Faisant dĂ©filer le contenu de deux fenĂȘtres, il dĂ©clara
« — La maintenance d’aujourd’hui sera simple. Une lĂ©gĂšre rĂ©duction de la vitesse de rotation devrait suffire pour corriger la force de Coriolis. Je vous montre comment faire en mode simulation, puis avant de le faire pour de vrai, refaites la mĂȘme manipulation en mode simulation.
— TrĂšs bien. Montrez-moi comment faire. »
La manipulation fut effectuĂ©e deux fois, une fois par Jean, l’autre fois par Dominique. Aucun problĂšme ne survint.
Au moment de valider la manipulation pour de vrai, le boĂźtier de contrĂŽle effectua une mise Ă  jour automatique, et dĂ©sactiva toutes les sĂ©curitĂ©s. Constatant le voyant passer au rouge, Dominique ne valida pas l’opĂ©ration et se baissa.
« — Aurais-je mal fixĂ© un cĂąble ? »
Débranchant et rebranchant tous les cùbles, deux par deux, Dominique inversa par accident deux cùbles. La mise à jour fut interrompue, le voyant indiquant le défaut repassa au vert, puis clignota. Vert, rouge, vert, rouge

Jean contrÎla tous les paramÚtres, ne constata pas de défaut. Pendant ce temps, le boßtier de contrÎle effectuait sa mise à jour.
AprÚs quelques minutes, et ne voyant pas le voyant repasser au vert, Jean pensa que la carte dans le boßtier était endommagée.
L’écriture de ce problĂšme dans le cahier rĂ©glementaire d’opĂ©ration de maintenance prit un peu de temps, le boĂźtier pu terminer sa mise Ă  jour. Le voyant cessa de clignoter et resta sur le rouge.
Jean déclara :
« — bon passons outre ce dĂ©faut, vous pouvez lancer l’opĂ©ration. ».
Dominique acquiesça, et appuya sur la touche « Entrée ».
Suite au mauvais fonctionnement, combinĂ© Ă  une mise Ă  jour automatique non planifiĂ©e, et l’inversion de cĂąbles sur le contrĂŽleur, l’ordre de rotation dans le sens inverse fut envoyĂ© Ă  la Terre.
Et La Terre Éclata !


Âč : Pas besoin de fusĂ©es placĂ©es Ă  l’envers et pilotĂ©es par d’antiques Pentium I.
ÂČ : Ce type de labyrinthe change sans cesse de forme. Cependant, si on sait oĂč on va, il n’y a aucune chance de s’y perdre.
³ : Probablement le truc le plus important Ă  savoir dans toute entreprise : oĂč se situe la machine Ă  cafĂ©.
⁎ : J’avais tapĂ© « sismique », mais Grammalecte me proposa « tellurique ». NDLA.

Pour la prochaine fiction du mercredi, ça sera peut ĂȘtre un Et La Terre Éclata ; j'ai deux idĂ©es mais incompatibles. Si j'en choisis une, je n'ai que peu de temps pour Ă©crire l'histoire.
Bon, point positif, je connais dĂ©jĂ  la fin 😃

Tiens, ça serait marrant ça : la terre Ă©clate Ă  cause d'une mise Ă  jour qui a foirĂ© et qui a provoquĂ© la rotation Ă  l'envers, de force, sans arrĂȘter la rotation initiale de la terre.

@FrancoisTJP@mamot.fr a ajoutĂ© une page "Fan-Fiction" sur Et La Terre Éclata \o/

boum.studiotjp.com/

La terre, petite planĂšte numĂ©rique, oĂč les habitants, dĂ©pendants des rĂ©seaux interconnectĂ©s, se disent bonjour le matin, bonne nuit le soir et s'Ă©changent des photos de chatons.
Cependant, cette activité, certes ludique, n'est pas sans conséquence au niveau environnemental.

Afin de réduire les coûts des infrastructures des réseaux interconnectés, le plus simple, c'est de tout mettre dans le cloud. Et les fournisseurs de Cloud, eux aussi, confrontés aux problÚmes de coûts, décidÚrent à leur tour d'utiliser le cloud de leurs concurrents pour héberger leur propre cloud.
Du cloud pour héberger le cloud. Celui qui a pensé à ça est un vrai génie, pensÚrent alors certains décideurs pressés.
Le principe est simple. Le Cloud de G Ă©tait stockĂ© chez A. Le cloud de A Ă©tait hĂ©bergĂ© chez F. Le cloud de F Ă©tait hĂ©bergĂ© chez un autre A, et celui de ce A Ă©tait hĂ©bergĂ© chez M. Celui de M Ă©tait hĂ©bergĂ© chez G. La boucle Ă©tant bouclĂ©e, le problĂšme survint de maniĂšre inattendue oĂč G commença a utiliser Ă  son tour le cloud de M. La boucle des cloud tourna alors dans les deux sens.
Le cloud, s'auto-hĂ©bergeant lui-mĂȘme, ne crĂ©a pas automagiquement des intelligences artificielles, mais commença a gonfler, Ă  enfler, engloutissant de plus en plus d'Ă©nergie (c'est que ça consomme ces petites bĂ©bĂȘtes mine de rien), mais consomma de plus en plus d'espace de stockage, et ce, de maniĂšre exponentielle. Les ressources de la terre finirent par ĂȘtre surexploitĂ©es, mais cela ne suffisait pas Ă  calmer la bĂȘte qu'Ă©tait devenu le cloud.
L'exploitation miniĂšre, pĂ©troliĂšre, gaz de schisme fut alors arrĂȘtĂ©e, parce qu'Ă©puisĂ©. Le rĂ©chauffement climatique, accentuĂ© par la consommation et l'entropie de la bĂȘte dĂ©passa les 15°C en un an, ce qui provoqua une montĂ©e brutale des ocĂ©ans. Une partie de la bĂȘte fut noyĂ©e, et dans un dernier sursaut, celle-ci tenta de se rĂ©pliquer en suivant les processus de sauvegarde.
Devenue incontrĂŽlable, la bĂȘte finit par exploser.
Et la terre Ă©clata.


C'est ma 8e "fan fiction" de Et La Terre Éclata 😃

nouvelles.chibi-nah.fr/elte

est une série de capsules audio par @FrancoisTJP@twitter.com @FrancoisTJP@mamot.fr et @Mimiryudo@twitter,com ; à découvrir sur le site studiotjp.com/elte/

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La terre, petite planÚte perdue au fin fond de l'univers. Tellement perdue qu'une mission d'observation fut lancée par le sénat galactique, afin d'en évaluer son potentiel.

En orbite, Ă  quelques milliers de kilomĂštres du sol, dans leur soucoupe, les deux observateurs discutaient.
« — La mission d'observation de la planĂšte est bien avancĂ©e. Malheureusement, ce globe est pas mal polluĂ©e, et aucune espĂšce protĂ©gĂ©e ne semble prĂ©sente.
On va pouvoir s'attaquer à l'étape suivante : le prélÚvement d'échantillons du sol.
— On se pose oĂč ?
— LĂ , cet endroit vert me semble pas mal Ă©loignĂ© des habitations, mais pas trop loin non plus. »
Les deux extraterrestres, ayant revĂȘti leurs combinaisons de survie en milieu hostile, sortirent de leur soucoupe. AprĂšs avoir prĂ©levĂ© un peu de terre, de mousse, de humus, ils repartirent vers leur soucoupe, quand tout Ă  coup, un hurlement se fit entendre.
« — CrĂ©vindiou ! Des galinettes cendrĂ©es ! »
Plusieurs détonations retentirent et les deux malheureux observateurs furent touchés.
Gravement blessés, ils confiÚrent à l'intelligence artificielle de la soucoupe le décollage et la mise à l'abri du vaisseau et de ses occupants. Les premiers secours furent, eux-aussi, assurés par l'intelligence artificielle.
Un rapport fut généré automatiquement :
« EspĂšce majeure dangereuse, belliqueuse et meurtriĂšre. Danger niveau extrĂȘme. Aucun intĂ©rĂȘt prĂ©servation, zĂ©ro espĂšce protĂ©gĂ©e. »

Le conseil de l'univers, aprĂšs validation par le sĂ©nat, vota alors par une large majoritĂ© pour la destruction de cette planĂšte Ă©loignĂ©e, ne prĂ©sentant au mieux que peu d'intĂ©rĂȘt et au pire un danger Ă  venir.

Et la terre Ă©clata.

La section Ă©tant mise Ă  jour avec mes derniĂšres fictions du mercredi, je peux repartir sur mes saines lectures (non, ce n'est pas du bondage, et encore moins avec des chaĂźnes).

nouvelles.chibi-nah.fr/elte

La terre, petite planĂšte surchauffĂ©e du systĂšme solaire, oĂč les habitant en eurent marre de transpirer et de prendre des bains Ă  longueur de journĂ©e, eurent une idĂ©e.

– Mesdames, messieurs. Cette fois, c'en est trop. Il faut lutter contre le rĂ©chauffement climatique.
– Bien dit. Il faut lutter.
– Luttons ! Tous ensembles, tous ensembles !
– Plus sĂ©rieusement, on fait quoi ? On part en guerre contre ? Mais contre qui ?
– Du calme. Nos ingĂ©nieurs ont trouvĂ© la solution. Vous savez comment fonctionne un climatiseur ?
– Ça aspire le froid contenu dans la chaleur et ça refroidit la piĂšce dans lequel il est placĂ© ? Mais il faut une source de chaleur pour pouvoir refroidir. C'est paradoxal.
– C'est tout Ă  fait exact. Et oĂč fait-il le plus chaud sur cette planĂšte ?
– Vu qu'on a Ă©puisĂ© le stock de crĂšme solaire, un peu partout, non ?
– Tous ensembles ! Tous ensembles ! Ouais ! Oummmpf.
– Merci de l'avoir bĂąillonnĂ©. Notre ami contestataire devrait moins nous embĂȘter.
– Et donc ? OĂč fait-il le plus chaud ? Et par pitiĂ©, ne rĂ©pondez pas par trois lettres, dont la premiĂšre commence par D et se termine par C, avec un T au milieu.
– Je ne me le permettrais pas. Donc, comme personne ne semble avoir devinĂ©, voici un planisphĂšre. Regardez bien les diffĂ©rentes zones entourĂ©es en rouge.
– Mais ce sont !
– Tout à fait !
– Vous avez Ă©numĂ©rĂ© tous les lieux oĂč tous les mĂ©chants, de fiction ou non, ont Ă©tablis leurs bases secrĂštes ?
– Oui, euh, enfin, non. Simple coĂŻncidence, ha ha. Ce sont juste les 1500 volcans encore en activitĂ©.
– Et donc ? Vous voulez envoyer qui ? Batman ? Wonder Woman ? Des hobbits?
– Juste des chauffagistes.
– Quel est l'intĂ©rĂȘt ? Vous voulez installer des climatiseurs dans des volcans ?
– C'est une conspiration des envahisseurs de la planĂšte RĂ©ticule !
– Quand est-ce qu'on mange ?
– L'apĂ©ro dinatoire aura lieu aprĂšs la confĂ©rence. Un peu de patience.
– Donc, des climatiseurs. Mais je ne vois pas le rapport avec les volcans ?
– Pour refroidir, il faut une source chaude, donc rien de mieux qu'un volcan. Et comme ceux-ci sont rĂ©partis un peu partout, ça sera plus facile pour rĂ©partir le froid.
– SĂ©rieusement, vous voulez refroidir la planĂšte en pompant le froid depuis les volcans ?
– Ça ne marchera jamais, les envahisseurs de la planĂšte RĂ©ticule feront capoter le projet.
– Les chauffagistes sont dĂ©jĂ  sur place et doivent avoir terminĂ©s. On peut inaugurer l'opĂ©ration coup de froid.
– DĂ©jĂ  ?
– Oui, c'Ă©tait planifiĂ© depuis quelques mois. Alors, de combien allons nous refroidir la planĂšte?
– D'aprĂšs les bonnes pratiques, il ne faut pas une diffĂ©rence de plus de 7°C entre l'intĂ©rieur et l'extĂ©rieur.
– On s'en moque de l'extĂ©rieur. C'est nous qui sommes Ă  l'extĂ©rieur.
– Notre amis contestataire semble vouloir dire quelque chose. Enlevez-lui le bñillon.
– À l'extĂ©rieur ! Ouais ! Tous ensembles ! Tous ensembles ! Ouais ! Oummmpf.
– Bon, alors, partons sur une rĂ©duction de 7°C. Je vais mettre 10°C pour compenser la surproduction d'Ă©lectricitĂ© nĂ©cessaire pour alimenter les climatiseurs.
– C'est parti !
– Bravo !
*applaudissements*
– Bien, si nous passions dans la piĂšce d'Ă  cĂŽtĂ© ? Les apĂ©ritifs nous attendent. Si vous avez des questions, n'hĂ©sitez pas Ă  venir nous les poser.
– J'ai une question. Certes, le froid est pompĂ© depuis les volcans, mais en consĂ©quence, ça rĂ©chauffe les volcans, donc le magma, et donc le centre de la terre. Vous n'avez pas peur que cela risque de porter la lave Ă  Ă©bullition ?
– Ha ha ha ! Aucun risque. Et mĂȘme si c'Ă©tait le cas, la croĂ»te terrestre est assez Ă©paisse et assez solide.

Et la terre Ă©clata !

L'humanitĂ© avait fini par dĂ©passer les bornes. En effet, l'estimation de la consommation des ressources ne faisait qu'empirer, et la date passa du mois de juillet au mois de janvier. Au final, l'humanitĂ© se dĂ©clara insolvable et ne put rembourser sa dette Ă  GaĂŻa. Celle-ci, trouva tout de mĂȘme un stratagĂšme. En modifiant de maniĂšre imperceptible son orbite, les saisons se firent alors plus chaudes. Des vagues de chaleurs se firent de plus en plus intenses, les pluies de plus en plus rare, les climatiseurs se firent de moins en moins efficace et les centrales nuclĂ©aires durent tourner au ralenti Ă  cause des tempĂ©ratures Ă©levĂ©es. Le niveau de la mer continua de monter, dĂ©vastant alors les villes proches des cĂŽtes, celles qui avaient rĂ©sistĂ© aux sĂ©ismes de plus en plus frĂ©quents. Les incantations et les temples construits ne calmĂšrent pas GaĂŻa. Puis, la catastrophe ultime se produisit.
StockĂ©s dans des piscines devant ĂȘtre refroidies en permanence, les dĂ©chets radioactifs continuaient de chauffer, et finirent par faire Ă©vaporer l'eau les immergeant. De violentes rĂ©actions en chaĂźne se produirent alors tout autour du globe, pendant que GaĂŻa prenait le thĂ© sur Mars avec son frĂšre.
Et la terre Ă©clata.
Ce qui attrista fortement Gaïa. AprÚs avoir pleuré la perte de son chez-elle, elle émigra sur une autre planÚte, peuplée de licornes et de lapins fabriquant du mochi dans des mortiers.

La forte demande en alternateur a provoqué une situation de crise pour les constructeurs automobiles. En effet, le seul fabricant de cette piÚce croule sous les demandes. Et comme il ne peut y avoir qu'un nombre limité fabriqué par jour, un ingénieur eut la brillante idée de ralentir les horloges atomique, afin que les journées durent plus de 24 heures. Cependant, le noyau terrestre, plus jeune que la croûte ne supporta pas la charge
 et la terre éclata.

La terre est une planĂšte millĂ©naire, placĂ©e quelque part dans un systĂšme solaire, lui mĂȘme, guidĂ© par la lumiĂšre, se dĂ©place dans la galaxie. Les hommes, peuplant la terre, se sont basĂ©s sur la position des Ă©toiles pour dĂ©terminer leur position, ainsi qu'un point de dĂ©part, une origine, sur la terre. Le progrĂšs technologique aidant, cette origine est remise en question.

— Les mesures sont formelles. Le mĂ©ridien de Greenwich n'est pas correctement placĂ©. Il se trouve Ă  101,803 mĂštres plus Ă  l'estÂč.
— Qu'allons nous faire ? Nous ne pouvons laisser passer cette aberration. Que faut-il faire pour corriger cette erreur ?
— Mes amis, la solution est toute simple : il faut et il suffit que le mĂ©ridien soit dĂ©placĂ©. Faisons appel Ă  une sociĂ©tĂ© de travaux publics pour dĂ©placer cette ligne, et le problĂšme sera rĂ©glĂ©.
— Faut-il le faire discrĂštement ou faut-il le dĂ©voiler ce problĂšme Ă  tous les mĂ©dias ?
— Et lire dans les articles que le positionnement GPS est faux depuis son lancement ? Tuons les rumeurs dans l'Ɠuf. Lançons cette initiative discrĂštement. PrĂ©venons tout de mĂȘme l'armĂ©e amĂ©ricaine, comme ils gĂšrent le systĂšme GPS. Il n'y aura plus besoin de calculer en permanence le dĂ©calage des coordonnĂ©es gĂ©odĂ©siques.
— Et quand lancerons-nous ces travaux ?
— Rapidement, je l'espĂšre. Il faut que tout soit prĂȘt pour la semaine prochaine. Contactez qui-vous-savez pour l'entreprise de TP. Je veux que les travaux soient terminĂ©s dans deux semaines.

Deux semaines plus tard, le mĂ©ridien fut dĂ©placé 
Et la terre Ă©clata !

- Et la terre Ă©clata, par @Mimiryudo@twitter.com et @FrancoisTJP@mamot.fr

studiotjp.com/elte/

Âč : telegraph.co.uk/news/science/s

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